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Merci
IBM !
« You did a great job » comme diraient les
Américains ! Je prononce ces mots à la grâce du
nouvel environnement de développement d’IBM : Websphere
Development Studio Client (WDSC for iSeries) qui est en train de changer
bien des choses dans le monde du développement sur iSeries. IBM
n’en est pas à son coup d’essai dans ce domaine.
Force est de constater que les outils CODE/400 qui permettaient déjà
de développer du code RPG ou COBOL en environnement graphique
n’a pas obtenu un franc succès. Aujourd’hui, avec
WDSC, le coup d’essai s’est transformé en un coup
de maître. Nous allons essayer d’analyser les raisons de
ce succès.
Un peu d’histoire
Remontons d’abord un peu l’histoire, en 2001, IBM dépense
50 millions de dollars et met à la disposition de la communauté
Open Source l’environnement de développement Eclipse. Un
consortium est créé (www.eclipse.org) pour promouvoir
cet outil auprès des développeurs et fédérer
une communauté d’éditeurs autour de ce nouveau standard.
En effet, cet outil a été conçu avec une architecture
suffisamment ouverte et modulaire pour permettre à des éditeurs
d’outils techniques tels qu’ARCAD Software de développer
sous forme de « plug-in » des modules permettant de s’intégrer
totalement dans ce nouvel environnement.
Un succès
Comme je le dis toujours : « ce n’est pas parce que l’on
s’appelle IBM et que l’on développe un très
bon produit que l’on est forcément voué au succès
auprès du grand public… ». Or là, c’est
réellement un succès. Cet environnement a été
adopté par une large majorité de la communauté
open source et de plus en plus d’éditeurs d’outils
techniques ont développé leurs plug-ins. Ceux d’ARCAD
seront certifiés par IBM dès le début 2005.
IBM a décliné des versions commerciales de cet outil.
Cela a permis la naissance de WSAD, remplaçant officiel de Visual
Age for JAVA, qui est un environnement complet de développement
d’applications Java, notamment EJB, et WDSC for iSeries, permettant
de développer à la fois des sites web mais aussi, grâce
au plug-in RSE (Remote System Explorer), de développer du code
natif iSeries.
Un environnement plus productif que les anciens
outils
Mais écoutons les développeurs, que disent-ils ? Que l’adoption
d’un environnement de développement se fait grâce
à une foultitude de détails bien pensés et qui,
mis bout à bout, vont faire gagner un temps précieux au
développeur. Dans Wdsc, ce sont pèle-mêle : l’indentation
et la colorisation du source, l’accès directs aux zones
en écriture de code, la remontée des résultats
de compilation directement dans le source, la capacité de déboguer
du java en même temps que du code natif, les possibilités
de personnalisation de l’environnement de travail, etc. La liste
est longue. Tout a été fait, qui plus est, pour que le
développeur qui ne veut pas perdre ses vieux réflexes
puissent les conserver. Il pourra par exemple taper « C »
pour copier une ligne de code alors que son collègue utilisera
sa souris pour faire la même chose. C’est un environnement
ouvert qui respecte les libertés de chacun, et ça, les
développeurs apprécient.
Une évolution lente mais inexorable
Même si la transition sera longue, les bons vieux SEU, SDA, RLU
et autre PDM sont définitivement relégués au rang
d’antiquités. Cette transition sera d’autant plus
rapide que la population de développeurs travaillant sur l’iSeries
rajeunira. C’est ce qui va se produire au fur et à mesure
que les services informatiques auront retrouvé un peu d’aisance
dans leurs budgets d’investissement et seront à même
de recruter de jeunes développeurs.
Attention aux performances
On entend trop souvent des gens dire : « Wdsc ? ah oui, j’ai
essayé sur ma machine, j’ai trouvé ça lent,
j’ai abandonné ». Attention ! Wdsc est écrit
en Java. Tout le monde sait que Java a besoin de RAM pour être
à l’aise. Faites donc l’essai sur une machine avec
au moins un gigaoctet de RAM. Je vois déjà le DSI dresser
les cheveux en pensant qu’il devra renouveler tout son parc de
PC, mais ne serait-ce pas là un très bon élément
de motivation de vos équipes que de travailler sur du matériel
performant et dans un environnement moderne ?
Avec un peu de formation, c’est mieux,
N’hésitez pas à prendre quelques cours pour vous
familiariser plus facilement avec cet environnement, comptez environ
trois semaines de pratique pour retrouver tous vos réflexes et
le tour est joué. Cet environnement est très riche. C’est
certainement la principale raison de son succès. Cette richesse,
pour être complètement exploitée, nécessite
un minimum d’assistance. C’est l’assurance d’une
implémentation rapide et harmonieuse.
Une révolution pour ARCAD Software
En tant qu’éditeur d’outils techniques, IBM nous
a ni plus ni moins fourni qu’un standard d’interface graphique
pour la totalité de notre offre. Nous n’avons même
plus de questions à nous poser quant à l’ergonomie
de nos outils. Cela nous a été livré sur un plateau.
Toute l’aide en ligne développée nativement se retrouve
dans l’interface graphique. De nombreux points d’entrées
sont sous forme de commandes dans notre produit. Du fait qu’IBM
a développé un convertisseur à la volée,
nous avons pu éviter de nombreux développements au niveau
interface.
Par ailleurs, il faut souligner également qu’aucune règle
de gestion n’a été réécrite, nos plug-ins
ne sont qu’une simple surcouche aux fonctions pilotées
nativement. Nous nous retrouvons donc avec trois interfaces correspondant
à chacun des profils développeurs que l’on trouve
dans un service AS/400 : une interface native pour les développeurs
qui ne voudront ou ne pourront pas migrer vers Wdsc, une interface «
client lourd » pour les développeurs PC faisant des développements
client/serveur, et une interface java pour les utilisateurs de WDSC,
WSAD ou Eclipse.
Une nouvelle vie qui s’annonce
Wdsc a réellement changé l’approche qu’ont
les développeurs vis à vis de notre outillage. Nous le
constatons tous les jours en prospection. Notre outil de versionning,
à la base mal considéré par le développeur
car perçu comme un outil de contrôle, prend dans Wdsc toute
sa dimension d’outil de productivité, l’appréhension
est naturelle et intuitive. Dans cette période de migration vers
Wdsc, on ne peut que vous conseiller de reconsidérer votre position
quant aux processus de gestion des changements pratiqués dans
votre entreprise.
Une mine de trésors cachés
Mon équipe qui développe nos plug-ins ne tarit pas d’éloges
pour ce nouvel environnement. Tous les jours ils découvrent de
nouvelles fonctionnalités qu’ils assemblent et pilotent
au sein de notre outillage. Tel le comparateur de sources, par exemple.
Fourni en standard dans Eclipse, il prend une autre dimension intégré
dans ARCAD qui gèrent les différentes archives de sources.
Autre exemple : les upgrades automatiques de releases. Si vous adoptez
un jour nos plug-ins, vous pourrez vous abonner à notre serveur
de patchs et recevoir ainsi automatiquement les dernières mises
à jour. Encore une fonctionnalité que permet l’environnement
Eclipse.
Un point de convergence
Mais le plus important de tout, c’est certainement que ce nouvel
environnement constitue un réel point de convergence entre les
équipes natives et les équipes nouvelles technologies.
Il est à peu près acquis partout à présent
que les développements natifs doivent impérativement continuer
à se faire avec RPG ou COBOL et que seules la partie interface
est dédiée au monde des nouvelles technos. Que peuvent
partager ces équipes qu’à la base tout oppose ?
réponse : l’environnement de développement. Tout
projet de développement nécessite de la cohérence
dans les équipes. Tout doit être mise en œuvre pour
faciliter le partage et la compréhension mutuelle et Eclipse
constitue un vecteur on ne peut plus naturel dans ce sens.
Conclusion
Migrer vers Wdsc, c’est préparer son avenir à long
terme. Cela montre que l’on peut faire du RPG avec des outils
modernes et l’impact est loin d’être négligeable.
Cela permettra, à terme, de calmer cette rivalité entre
anciens et modernes, et rehausser cette image de « vieux mammouth
» que ceux qui connaissent pas ou mal la plate-forme AS/400 ont
si facilement tendance à lui affubler.
Philippe MAGNE
PDG
ARCAD Software
pmagne@arcadsoftware.com
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